Grand Prix d’Australie : Mercedes signe le doublé alors que Ferrari rate encore sa stratégie
Sous le soleil de Melbourne, l’ouverture de la saison 2026 de Formule 1 a offert un Grand Prix d’Australie intense et stratégique. Entre duel haletant en tête, paris tactiques audacieux et premières performances marquantes de la nouvelle génération de monoplaces, la course d’Albert Park a sacré George Russell au terme d’un final sous haute tension.
La saison 2026 de Formule 1 a officiellement démarré ce dimanche sur le tracé semi-urbain de l’Albert Park Circuit, théâtre d’une course animée qui lançait une nouvelle ère réglementaire. Devant des tribunes combles et sous des conditions sèches et clémentes, la hiérarchie s’est dessinée au fil d’un Grand Prix rythmé par des duels stratégiques, plusieurs neutralisations et quelques abandons marquants.
Un départ spectaculaire et un premier tournant avant même l’extinction des feux
La tension est montée d’un cran avant le départ avec l’abandon d’Oscar Piastri, parti en tête-à-queue lors de son tour de mise en grille après un contact avec un vibreur. Le héros local n’a même pas pu prendre le départ.
Lorsque la procédure s’est enclenchée, Charles Leclerc a jailli depuis la deuxième ligne pour s’emparer des commandes au premier virage, surprenant George Russell, pourtant auteur de la pole la veille. Lewis Hamilton s’est également illustré d’entrée en gagnant plusieurs positions pour s’installer dans le trio de tête, tandis que le rookie Arvid Lindblad pointait déjà aux avant-postes.
Leclerc vs Russell : un mano a mano intense
Les premiers tours ont offert un duel haletant entre Ferrari et Mercedes. Russell a brièvement pris l’avantage, avant que Leclerc ne réplique grâce aux modes d’attaque électrique. Les échanges de positions se sont multipliés, forçant les deux pilotes à défendre agressivement leurs trajectoires.
Derrière eux, Hamilton restait en embuscade, prêt à profiter de la moindre opportunité. Kimi Antonelli, remis d’un accident en essais libres, est progressivement revenu dans le match pour former un quatuor de tête extrêmement compact.
Neutralisations et stratégies divergentes
La course a basculé une première fois avec l’abandon d’Isack Hadjar, immobilisé par un souci mécanique. La Virtual Safety Car a provoqué une vague d’arrêts aux stands… mais Ferrari a choisi de rester en piste, à contre-courant de Mercedes.
Peu après, nouvel incident : Valtteri Bottas a stoppé sa monoplace près de l’entrée des stands, déclenchant une autre neutralisation. Là encore, les stratégies se sont entremêlées, laissant planer le doute sur le nombre d’arrêts nécessaires pour rallier l’arrivée.
Le pari stratégique de Mercedes
Au fil des relais, Mercedes a envisagé l’audacieux pari d’un seul arrêt, misant sur la longévité des pneus durs. Russell a confirmé par radio que l’option était jouable. Antonelli, plus sceptique, a néanmoins suivi le plan.
Ferrari, de son côté, a tenté de combler l’écart en gérant ses relais différemment, sans parvenir à mettre suffisamment de pression pour forcer les Flèches d’Argent à changer de stratégie.
Les batailles du peloton
Plus loin, Max Verstappen a animé la remontée du jour. Parti du fond de grille après son incident en qualifications, le Néerlandais a enchaîné les dépassements pour intégrer le top 10 puis viser le top 5.
La lutte entre Lando Norris et Verstappen a offert un duel tendu, tandis que le débutant Lindblad s’est battu roue contre roue avec Oliver Bearman pour les points.
En fond de peloton, l’écurie américaine Cadillac Formula 1 Team a vécu un moment historique : Sergio Perez a vu l’arrivée pour la toute première course de la structure en F1.
Russell conclut en patron
Dans le final, les pneus Mercedes — âgés de plus de 30 tours — ont tenu bon. Antonelli est revenu à moins de trois secondes de Russell, sans toutefois pouvoir l’attaquer. Derrière, Hamilton a mis la pression sur Leclerc jusqu’aux derniers hectomètres.
Russell a finalement franchi la ligne en vainqueur avec près de trois secondes d’avance sur son jeune coéquipier, signant une ouverture de saison parfaite pour Mercedes.
Le classement du Grand Prix d’Australie 2026 – Dimanche 8 mars 2026
| Pos. | N° | Pilote | Équipe | Tours | Temps / Abandon | Pts |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 63 | George Russell | Mercedes | 58 | 1:23:06.801 | 25 |
| 2 | 12 | Kimi Antonelli | Mercedes | 58 | +2.974s | 18 |
| 3 | 16 | Charles Leclerc | Ferrari | 58 | +15.519s | 15 |
| 4 | 44 | Lewis Hamilton | Ferrari | 58 | +16.144s | 12 |
| 5 | 1 | Lando Norris | McLaren | 58 | +51.741s | 10 |
| 6 | 3 | Max Verstappen | Red Bull Racing | 58 | +54.617s | 8 |
| 7 | 87 | Oliver Bearman | Haas F1 Team | 57 | +1 tour | 6 |
| 8 | 41 | Arvid Lindblad | Racing Bulls | 57 | +1 tour | 4 |
| 9 | 5 | Gabriel Bortoleto | Audi | 57 | +1 tour | 2 |
| 10 | 10 | Pierre Gasly | Alpine | 57 | +1 tour | 1 |
| 11 | 31 | Esteban Ocon | Haas F1 Team | 57 | +1 tour | |
| 12 | 23 | Alexander Albon | Williams | 57 | +1 tour | |
| 13 | 30 | Liam Lawson | Racing Bulls | 57 | +1 tour | |
| 14 | 43 | Franco Colapinto | Alpine | 56 | +2 tours | |
| 15 | 55 | Carlos Sainz | Williams | 56 | +2 tours | |
| 16 | 11 | Sergio Perez | Cadillac | 55 | +3 tours | |
| Ab. | 18 | Lance Stroll | Aston Martin | 43 | Mecanique | |
| Ab. | 14 | Fernando Alonso | Aston Martin | 21 | Mecanique | |
| Ab. | 77 | Valtteri Bottas | Cadillac | 15 | Mecanique | |
| Ab. | 6 | Isack Hadjar | Red Bull Racing | 10 | Mecanique | |
| Ab. | 81 | Oscar Piastri | McLaren | 0 | Crash | |
| Ab. | 27 | Nico Hülkenberg | Audi | 0 | Mecanique |