Ferrari s’attend à une saison 2011 cruciale
Dimanche à Melbourne, tout le petit monde de la formule un se retrouvera pour le coup d'envoi de l'exercice 2011. Les hommes de Ferrari n'auront qu'un objectif en tête: laver l'affront de 2010 et son amère finale.
Bien que l’entrée en matière de Melbourne repose traditionnellment sur la chance et la fiabilité des nouvelles machines, et requiert donc prudence, les « ragazzi » de Maranello sont confiants. Un gros travail a été effectué durant l’inter-saison: de nouvelles têtes ont fait leur apparition au sein de l’organigrame interne de la scuderia, une voiture solide et confortée par les différents essais, des pilotes et une équipes sur les chapeux de roue. Tous les ingrédients sont donc présents pour enfin franchir une étape.
Une étape à franchir
A coup sûr, l’homme le plus pressé d’en découdre se nomme Fernando Alonso. Le pilote espagnol a été à deux doigts de remporter le titre lors de sa première année en rouge, comme l’avait réussi Kimi Raikkonen en 2007. Pour franchir l’étape, le double champion du monde sait qu’il est devenu l’élément phare de l’équipe, le meneur d’hommes, le leader. Dès lors qu’il connaît tous les rouages de Ferrari, qu’il n’hésite plus à échanger des sms avec ses mécaniciens, Alonso pourra viser très fort dès le début. «Pour moi, il n’y a qu’un moyen d’être satisfait», a t-il dit à la presse allemande, «si je gagne, le titre sera à moi, je veux ma revanche». Evidemment, la grande famille que constitue dorénavant la scuderia pour Alonso ne peut que l’aider.
Une grande famille
Dans une interview accordée il y a quelques jours au quotidien espagnol El Pais, l’Espagnol a réitéré son amour du rouge: «De l’extérieur, on sait qu’il s’agit d’une grande équipe qui compte des tifosi dans le monde entier, qui porte une légende et a une histoire exceptionnelle. Mais lorsque je suis arrivé, tout était mieux que ce à quoi je m’attendais. Les gens sont très chaleureux avec les pilotes, accordent de l’importance à chaque détail et nous donnent l’impression d’être chez nous. Il y a beaucoup de communication et l’on travaille de manière plus ouverte. Il y a plus de contact que dans les autres équipes, dans lesquelles ils préfèrent t’envoyer un message électronique plutôt que d’engager une conversation». De plus, Alonso est également très confiant de pouvoir réaliser ses objectifs car «Ferrari est toujours au niveau maximum. C’est l’équipe la plus constante. Ici tu sais que même dans les mauvais jours tu peux viser le podium et remporter des courses. Et si quelquechose ne fonctionne plus, les ingénieurs savent réagir rapidement et te redonner des conditions favorables pour gagner». Enfin, le pilote des Asturies conclut sur la nouvelle F150° Italia: « La nouvelle voiture? L’important est toujours la fiabilité. Si elle l’a, alors on peut se concentrer sur la vitesse ». Ce qui semble être le cas…
Massa, l’année du quitte ou double
N’oublions pas Felipe Massa. Il est le rescapé de trois années de tous les dangers. Après un titre manqué de très peu en 2008, le tutoiement de la mort en 2009 et son difficile retour en 2010, 2011 se présente pour lui aussi comme une année charnière. Il n’y a plus de place pour l’indulgence, le petit Brésilien doit briller s’il veut continuer à voir la vie en rouge. «Je suis prêt à prendre le volant et je crois que l’équipe s’est préparée de manière optimale après tous ces kilomètres que nous avons parcourus durant les tests hivernaux», a t-il soutenu sur le site ferrari.com, «La voiture semble fiable mais ce n’est pas assez, il faut qu’elle soit également rapide. Le début d’une nouvelle saison est toujours un moment particulier et cette année encore plus en raison des très nombreuses nouveautés auxquelles nous devrons nous habituer en course. Je pense que nous assisterons à des courses très différentes et plus spectaculaires».
Plus que tout cette année, le mot d’ordre chez Ferrari est la victoire, à tout prix, au risque de jouer des coudes avec les autres top teams…